Note 04 · Ressources et limites
Deux codes rares mais parlants : l'un dit que la facture n'est pas payée, l'autre que quelqu'un abuse des ressources.
Au milieu des erreurs HTTP classiques, deux codes méritent une attention particulière parce qu'ils ne relèvent ni d'un bug ni d'une mauvaise configuration : la 402 et la 429. Les deux racontent une histoire de limites, mais pas les mêmes.
L'erreur 402 « Payment Required » est presque toujours déclenchée par l'hébergeur : abonnement expiré, prélèvement refusé, compte suspendu pour impayé. Le site lui-même est intact, c'est la porte d'entrée qui est fermée. Le réflexe : vérifier la console de l'hébergeur et les emails de relance avant de toucher quoi que ce soit au code. Notre guide sur l'erreur 402 détaille les cas de figure et la marche à suivre pour remettre le site en ligne sans perdre de données.
La 429 « Too Many Requests » apparaît quand le serveur (ou un pare-feu) estime qu'un client envoie trop de requêtes. Sur WordPress, les causes fréquentes : un plugin qui bombarde l'API REST, un robot mal élevé, une attaque par force brute sur wp-login.php, ou un hébergement mutualisé aux limites serrées. La parade va du simple délai entre requêtes au blocage ciblé dans le .htaccess. L'article sur l'erreur 429 explique comment identifier qui déclenche la limite, car la réponse change tout.
Dans les deux cas, le site WordPress est innocent. C'est la couche d'en dessous (facturation) ou d'au-dessus (trafic) qui parle. D'où l'importance de lire les codes pour ce qu'ils sont : des messages, pas des pannes.